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Hardman : la promesse d'un Ironman Xtrem estampillé "wild Atlantic" !

Killarney Hardman

La vie est faite de paris. Et, en m'inscrivant au Caïroman en mars dernier, avec la promesse de faire l'Ironman le plus dur au monde, j'étais loin d'imaginer que je transformerai l'essai en Irlande, sur une autre épreuve extrême, le Hardman, dont l'affiche - quoique floue, était de se frotter au "wild Atlantic"... Très loin des cîmes alpines auxquelles j'aspirais.

Côté météo, l'Irlande est toujours pleine de surprises. Aussi, s'engager pour 3,8 km de natation dans un lac houleux, à en avoir le mal de mer (comme l'an passé), 180 km de vélo nivelés mais surtout ventés voire tempétueux et terminer par une course à pied dans un parc régional animalier bosselé, sur 42 km de marathon laissent à réfléchir...

L'histoire commence souvent au coin du feu, avec une bonne bouteille pour fêter le tout début d'année. Un peu échauffé, Sylvain me lance : "j'ai trouvé l'épreuve à ta mesure, le Caïroman !". Il s'empare d'un même geste de son ordinateur portable pour me montrer les photos et le profil de course de ce triathlon hors norme et en autonomie. La première édition était prévue le 7 septembre 2019.

Caïroman, le deal :

  • 3 km de natation dans la Méditerranée,
  • 183 km de vélo avec 7 000 mètres de dénivelé positif,
  • pour terminer dans le parc national du Mercantour avec un trail de 32 km et 3 000 m de dénivelé positif...

Un défi surhumain avec des images magiques. Des mensurations altimétriques pratiquement doublées par rapport à l'Embrunman et bien plus aussi que l'Altriman - ce dernier a d'ailleurs vu cette année plus de 50 % d'abandons (et barrières horaires dépassées). Autant dire, qu’éméché, je passe un pacte avec Sylvain qui assurera l'assistance pour ce Caïroman en autonomie...

Adieu Caïroman, youpi le Kerry (Hardman) !

À un mois de l'épreuve, fin juillet, un e-mail de l'organisation Caïroman tombe. L'épreuve est annulée. Seuls 14 candidats s'étaient inscrits... Pour moi, la pillule a du mal à passer en plein milieu de ma préparation spécifique (en côte). L'année a été très compliquée. Entre une reconversion professionnelle, des grippes à répétition, quasiment pas de vacances et pas mal d'aléas, l'entraînement sportif a été très perturbé. J'ai très peu nagé et suis monté en charge tardivement, arrivant même malade début juillet pour le half du Morvan (ma seule épreuve avant l'Ironman). Un coup de trop.

hardman logo

Rebondir très vite d'autant que mon budget est réduit. Il reste deux Ironmans de montagne en septembre (Bearman dans les Pyrénées, Evergreen dans les Alpes), et un plat (Occitaman à Toulouse). Un tour d'Europe des épreuves extrêmes, et je tombe sur le Hardman, en Irlande. Là, il y a résonance... Je signe !

J'étais pourtant loin d'arriver au bout de mes surprises. Malgré un site web professionnel, les infos sont livrées au compte-goute. Il me faut trouver le récit d'un Irlandais qui décrit l'épreuve de 2018 comme apocalyptique. Cependant, même avec ce récit de course, le Hardman reste un grand mystère (et c'est pour ça que j'ai eu envie de le raconter). Certes, le vent est violent. Mais pas de dénivelé ou de profil de course. En quoi est-il hard ?

Boarding et atterrissage difficiles

Le stress du triathlète qui prend l'avion, c'est de retrouver son vélo déglingué à l'arrivée. Pour ma sixième expérience, je suis tout de suite mis en condition. Air France commence par facturer 55 euros par trajet mon bagage hors gabarit (alors que j'avais préalablement payé une option qui était censé couvrir cette prise en charge). Mais, l'arrivée à Cork, dans le sud de l'Irlande, est surtout sanctionnée par... une sale déconvenue. Ma poignée de frein a été brisée. Impossible de prendre le départ de la course...

Ce qui devait être un trajet tranquille pour rallier Killarney (à 90 km), soit 1h15 de route avec la voiture de location, se transforme en course contre-la-montre dans la périphérie de Cork pour trouver le modèle rarissime de la poignée du cintre. Les boutiques de cycles m'orientent finalement vers l'équipe de la boutique de triathlon The Edge Sports Shop. L'équipe, géniale, prend tout de suite en charge mon vélo, comprenant l'urgence et les enjeux de six mois de préparation.

L'usinage d'une poignée et son montage prennent une heure et demie, et au final, j'hérite d'un vélo avec un frein avant... qui ne fonctionne pas. Pas le temps de s'attarder. Je devrai faire la course sur un frein, pourvu que la route ne soit pas trempée.

Mais où est passé la Hardman organisation ?

L'Irlande me prend aussitôt sorti de Cork, en dépit de mon vif ressentiment vis-à-vis de Air France. Des deux côtés de la route, des monts, et le charme irlandais fait de moutons à la peinture rose sur l'arrière-train, les plaines découpées, les enclos et les vieilles pierres envahies par la végétation luxuriante. Le vert s'impose sur les voies tortueuses de la route principale. Avant d'atteindre the town, Killarney, aux airs de fête nationale avec des milliers de drapeaux du Kerry à l'avant-veille du derby majeur de football celtique entre Killarney et Dublin.

La foule est bien là à l'approche du Saint-Brendan's College où doit s'effectuer le retrait des dossards. Mais, dans l'impasse menant à cette bâtisse de pierres grises avec sa tour carrée, j'ai un doute. Y a-t-il vraiment un triathlon dans la région ? Pas un panneau, pas une flèche sur le sol, aucune indication. Pire. La sortie des écoliers terminée, les abords du bâtiment sont déserts. Il me faut attendre l'apparition de professeurs pour confirmer la réalité du Hardman, symbolisé par un vide intersidéral. S'agit-il d'une course de quartier, très confidentielle, où les habitués se retrouvent sans plus d'indication ?

C'est en tout cas une vraie surprise. Après 10 ironmans et beaucoup de courses de toutes sortes, c'est la première fois que je vois ce niveau d'improvisation. Il faut que je cherche dans les salles du collège pour découvrir le comité d'accueil du Hardman, installé sur des tables d'école, devant les cartons pour les sweats et dossards.

Et lorsque je pose la question du fléchage du parcours vélo, la réponse tombe : "don't worry !".

The race : Mahony's Point start

Hardman swim 2019 v3Je n'avais donc pas un très bon pressentiment, à 5 heures du matin. Je suivais dans la nuit légèrement bruineuse le tracé du GPS vers le golf jouxtant le lac "lough Leane". Toujours pas d'indication, ni de véhicule lorsque je m'engage dans la longue allée du golf vers Mahony's Point. Mais, au bout du chemin, je discerne une activité dans le parking improvisé au bord de l'eau. Et, ouf, des triathlètes concentrés sur leur préparation.

Une brève averse m'encourage à opter pour la veste manches longues, avec le k-way roulé dans une poche. Cependant, la température extérieure d'une quinzaine de degrés Celsius est agréable. Arrivé au parc à vélo, avec mes trois sacs poubelle (noir pour la transition 1 avec les affaires de vélo, vert pour la transition 2 avec les affaires de courses à pied et jaune pour la finish line) et le vélo. Trois sacs qui vont être importants d'autant que le parc à vélo, qui se résume à une barre sur deux trépieds entouré de rubalise au bord de l'eau, sera déménagé pendant la partie vélo à 5 kilomètres de là, sur le site de course à pied : le parc de Killarney avec ses animaux en liberté (buffles, cerfs...).

Ma poignée de frein temporaire me permet de passer le contrôle à l'entrée du parc. Le temps, ensuite, d'enfiler ma combinaison de natation dans le noir (certains ont pensé à la lampe frontale), le bonnet et les lunettes et il est déjà temps de rejoindre la soixantaine de triathlètes pour un départ dans l'eau sombre teintée par la tourbe, à la bouée. L'entrée dans l'eau est fraîche, mais plutôt adaptée aux 3,8 km, passée la sensation de brûlure sur le visage.

6h30 et l'atmosphère des monts de lough Leane

À 6h30, le signal du départ résonne dans l'atmosphère intime et magique des monts qui se dessinent tout autour du lac. J'essaie vainement de m'accrocher au groupe de tête, mais avec un volume d'entraînement exceptionnellement faible en natation cette année, je ne peux rien faire. Juste le temps d'arriver dans la houle, dont nous étions protégés au départ, et je cherche vainement la bouée dessinant le premier côté du triangle inversé que nous devons parcourir deux fois...

Levant la tête tous les 4 ou 6 mouvements de bras, pour prendre mes repères, je dois viser les concurrents devant. Impossible de voir très loin avec ma myopie. Surtout dans le cycle régulier des vagues qui arrivent de côté. Mais, lorsque enfin je distingue la première bouée, je suis décontenancé. D'un côté, la bouée sur la gauche, visible par intermittence dans le ciel sombre, et complètement déportés à droite, les nageurs. Le doute. Je me demande s'il n'y a pas une autre bouée...

Et plus je m'écarte de la bouée, plus je réalise que le problème vient des nageurs. Comment se fait-il qu'ils abordent autant au large cette bouée ? Stratégie face à la houle ? Absence d'habitude ?

Pendant toute la première boucle, je vais donc tirer une trajectoire entre les nageurs déportés et les bouées que je pourrais voir. Plus 200 mètres de rallonge au final ! Je décide donc de resserrer les bouées au second tour, sans tenir compte des autres. J'admire épisodiquement le soleil levant sur les parois des monts et joue une nage en deux temps synchronisée sur la houle.  Bonheur.

La sortie se fait par la plage que nous avons empruntée au départ. Le temps de jeter un œil à ma montre, 1h20. Douche glacée. Mon temps le plus mauvais qui ne s'explique qu'en partie par les 4 km et la houle.

« Bravo, tu dois être vingtième ! », me lancent des Aveyronnais qui seront pratiquement les seuls à nous encourager sur les 180 km de vélo. Je n'en reviens pas après mon temps natation. Je jette un regard pour évaluer le nombre de vélos tant c'est surprenant. Le petit parc est plein. Une aubaine, et le soleil pointe généreusement alors que j'achève de dégrafer ma combinaison.

Ring of Kerry, c'est tout droit...

hardman Killarney

Casque, veste, chaussettes et chaussures, porte-dossard, lunettes et je cours avec mon vélo sur la pelouse humide jusqu'à la la route et la ligne où nous sommes autorisés à enfourcher la bicyclette. Le chemin du golf débouche sur la route, mais alors que je vois les seuls bénévoles présents sur les 173 kilomètres de vélo (hors ravitaillements)... Et je dois déjà m'arrêter pour leur demander la direction qui leur semble évidente. Et aucun marquage d'aucune sorte n'indiquera la route à suivre sur le ring of Kerry.

D'ailleurs, dès le premier rond-point de Killarney, je fais le tour pour attendre le triathlète que je viens de dépasser et lui demander le système d'orientation. Il n'y en a pas. Finalement, celui-ci me propose de l'accompagner jusqu'à la "main road" du ring of Kerry. Les quelques kilomètres en zone urbaine, à allure modérée, permet à d'autres concurrents de nous rattraper. Et dès que j'aborde la longue côte, j'ai des sangsues accrochées à ma roue, jusqu'à la descente suivante où les drafteurs me dépassent en groupe de trois. Very fair-play (la règlementation impose une distance de dix mètres entre chaque concurrent) !

Ce seront les premiers mais pas les derniers. Mis à part un concurrent, tous ceux qui me passeront le feront en groupe. J'ai du mal à comprendre la triche sur une épreuve aussi intimiste que celle-là... Mais, j'apprendrai ultérieurement que le pire n'est pas prévisible !

Magnifique et usant, le Ring of Kerry. D'abord une longue côte entre forêt et roches avec biche et faon sur la route. Une séquence où je remonte quelques concurrents - j'ai les jambes pour un défi de montagne ;), puis une longue descente avant d'aborder une route bosselée courant vers l'Atlantique. Mais il faut déjà que je m'arrête à une intersection pour demander ma route. Une place de perdue. Puis dans un autre virage au-dessus d'une rivière, nouvel arrêt pour trouver ma route. Le même triathlète que j'avais repris et devancé qui me repasse.

Lorsque je stoppe au deuxième ravitaillement, il faut que j'attende patiemment que le bénévole remplisse ma gourde avec son réservoir de camping. Le ravitaillement, c'est de l'eau, et ici, ce n'est pas en petites bouteilles plastiques. C'est l'occasion pour trois triathlètes, encore groupés, de me doubler.

Plaisir égoïste mais pas très raisonnable, je pars à l'attaque. Cela tombe bien, nous sommes au pied d'une longue côte qui va basculer le long de la mer. Je reprends rapidement les trois et maintient une forte pression en les distanciant nettement au sommet. Content de leur avoir donner cette leçon, même s'ils me reprennent dans la descente, où je n'ai qu'un frein pour manœuvrer.

Ce diable de vent

Arrive ensuite une route vertigineuse en bord de mer surplombant de 150 mètres les falaises. Magnifique et terrible. 2 heures de côte continue avec un vent de face à décorner les boeufs. Nous sommes dans le dur, le Hardman, le wild Atlantic, fouetté par intermittence par de très brèves averses.

J'imagine alors que je vais pouvoir revenir sur les trois triathlètes. Mais c'est sous-estimer la puissance du vent, et l'efficacité du drafting... L'usure joue rapidement, car mon rythme cardiaque ne dépasse plus 135 alors que je devrais être dans les 145 ou plus. Je doute alors des bonnes sensations éprouvées depuis le début. Et le chrono à mi-course, au 90 km, tombe comme un avertissement. 3h35. Soit une heure de plus à mi-course que l'an passé sur un Ironman plat. Je me demande comment je vais terminer alors que la partie vent de face dénivelé m'a éreinté...

Je reprends de l'énergie en voyant progressivement la route bifurquer vers les terres doutant toujours d'être sur la bonne route, ralentir encore aux intersections. Je distingue des randonneurs cyclistes et me dis qu'ils doivent se balader sur le Ring, je les suis. Puis, bientôt, la route découpée remonte et s'éloigne encore de la mer. Je distingue au loin un concurrent que je suivrai très à distance, avec une vue panoramique sur des fjords que nous longeons dans une succession de côtes et de descentes. Mais la donne à changé. Je suis maintenant à 35 km/h de moyenne. Le vent est très favorable pour le retour, les côtes faciles à monter, et la beauté irlandaise évolue vers les flancs de lac avant de rejoindre l'arrivée, la tente et de me changer pour la dernière partie.

A ce point où on se demande comment il est encore possible de courir un marathon, je suis enthousiaste. Car, le temps fulgurant pour le retour à vélo - en un peu plus de 2h30 pour 90 km (je ne sais pas encore qu'il n'y avait que 173 km, soit 83 km pour la seconde partie), me re-booste. D'autant, que la course à pied est ma partie. Et, effectivement, je rigole sur la première bosse du marathon, parce que j'aime les côtes et que les sensations sont là.

Il y a juste un souci. Le système de fléchage approximatif dans cette forêt du parc régional de Killarney. Et, sur le début de course, je suis seul, ayant dépassé deux concurrents sur la fin du vélo (avec encore les encouragements supers des Aveyronnais qui m'annonçaient encore vingtième).

19ème maintenant, me dis-je, en dépassant un concurrent au maillot orange vif qui me demande "first lap ?". Je me prends le pied dans une racine alors que je me tournais pour lui confirmer, et échappe de peu à la sanction. J'aurais dû le prendre comme un avertissement...

"Hold on !", triathlète sexy et raccourcis

y a-t-il deux concepts de courses, celui européen et l'autre irlandais ? Car, après une succession de bosses, je m'engage dans un chemin à travers les bois et croise un concurrent qui me dit de faire demi-tour. Je ne peux pas croire qu'il faut tourner en plein bois sans aucun signal. Je cours donc jusqu'au bout du chemin qui débouche dans une impasse, face au magnifique lac. Il avait raison, et je réalise alors que dans ce labyrinthe forestier, il n'y a aucun bénévole ni contrôle. Grand étonnement. Je fais donc demi-tour et rallongerai mon marathon en revenant sur mes pas - ce qu'il ne fallait pas faire. Je repars alors vers la côte que j'avais prise juste avant le chemin sans issue. Et rejoindrai sans m'en douter le parcours avec 1 kilomètre supplémentaire.

C'est alors que je vois un mirage, une triathlète très sexy, volant littéralement dans les airs, et qui me lance "hold on !". Je suis surpris. Je n'ai jamais vu quelqu'un courir avec cette amplitude et ce rythme, en particulier sur un marathon (jamais  sur un Ironman). Aussi, quand elle me rattrapera, 8 kilomètres plus loin, qu'elle ralentira et me fera un long charabia chaleureux (avec l'accent du Kerry !)  pour me féliciter de mon rythme de course, je serai surpris, flatté et décontenancé. Jamais aucun concurrent n'a ralenti pour me féliciter, et encore moins une jolie fille qui repart aussitôt à vive allure. Je comprendrais après qu'elle assurait le marathon en relais pour son équipe.

Autre surprise, de ce deuxième tour du marathon (sur trois), je rattrape rapidement le maillot orange que j'avais déjà facilement doublé une demi-heure plus tôt. Je vois que certains ont trouvé de bons raccourcis car même avec la rallonge que j'ai faite sur le premier tour, j'aurais dû le revoir passer, surtout avec le différentiel d'allure. Triche manifeste. Combien sont dans ce cas ?

La partie devient beaucoup moins drôle à l'approche du semi-marathon, je m'arrête plus longuement aux ravitos, discute avec le concurrent aveyronnais que j'avais doublé sur le vélo et des Irlandais qui tous me parlent de la partie vélo face au vent. Si cela fait mal à des Irlandais, habitués à des vents violents, je comprends mieux le coup de barre de la mi-course. Retrouvant cependant le bon parcours, je termine la deuxième boucle de 14 kilomètres en 1h20, contre 1h22 sur la première où j'ai tenu un rythme plus soutenu mais aussi un parcours allongé.

Le calvaire devient plus vif sur le troisième tour. Plus de temps pour admirer le cadre, le vieux château de pierres grises sur une presqu'île du lac, les animaux qui nous regardent nonchalamment, et quelques triathlètes dans le dur au milieu des promeneurs et des calèches baladant les enfants... Je ferai un mano a mano avec la première fille de la course, qui en est à son deuxième tour et finit par craquer lorsque je termine ce marathon fou, sous le soleil et la fraîcheur irlandaise. L'empreinte irlandaise est bien là, magique, inattendue, choquante et pleine de charme.

Moins de 12 heures de course, 18ème en comptant trois relais, donc 15ème individuel et troisième V3. Mon premier podium. Youpi.

Mais, j'avoue, ma récompense m'est remise à quelques encablures de là. Ma Guinness dans un pub de campagne avec David, mon hébergeur Airbnb qui m'emmène lui aussi dans un univers typique et surprenant. Un pub à l'atmosphère familiale avec les festivités du match majeur, celtique, entre le Kerry et Dublin, qui doit se dérouler le lendemain...

 

La fiche du Hardman

   Distances  Circuits Dénivelé/ difficultés Conditions +++ ---
Natation 3,8 km 2 boucles dans l'eau (triangle inversé) Houle et mauvaise visibilité des bouées Environ 18° C Intime Repérer les bouées
 Vélo  173 km  1 boucle : sortie de Killarney puis anneau du Kerry 1400 m D+ et vent F4/F6 Compter sur des averses Panorama magnifique Aucun marquage, ravitos minimalistes
 Course à pied  42 km  3 boucles dans le parc naturel 300 m D+ et orientation dans la forêt Successions de bosses à gérer Cadre magistral, ravitos Aucun contrôle et marquage déficient

Principale difficulté : la partie vélo et les conditions météos.

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